Lors du conseil municipal du 8 avril, j'ai interrogé Joëlle Ceccaldi sur le montant des réserves financières de la ville. En effet, la lecture des budgets 2007 et 2008 m'avait amenée à soupçonner un recours aux réserves pour équilibrer le budget. Si le recours à cette pratique est bien entendu légal, il n'est néanmoins pas neutre sur le plan politique : nous avions en effet constaté que l'affichage budgétaire ne traduisait pas la réalité de la gestion de la majorité municipale. Joëlle Ceccaldi ayant déclaré en séance ignorer le montant des placements de la ville, j'ai donc écrit au Trésorier Principal Municipal qui m'a adressé l'information en retour.Téléchargement courrier_du_tpm_puteaux.pdf
Le compte administratif 2007 fait ressortir un excédent de 9,7 millions d'euros. Associé à l'absence d'endettement, c'est sur ce résultat que le maire se fonde pour affirmer l'excellence de sa gestion.
Or la réalité est toute autre :
- de 1999 à 2004, Charles Ceccaldi a conduit une politique budgétaire qui a permis d'épargner 159 millions d'euros, portant ainsi le montant des placements de la ville à 228 millions d'euros fin 2004 (montant constaté par la Chambre Régionale des Comptes dans son rapport publié en 2007).
- Entre 2005 et 2007, Joëlle Ceccaldi a utilisé 65 millions d'euros, ramenant le montant de la réserve à 163,9 millions fin 2007 (chiffre communiqué officiellement par le Trésorier Principal municipal).
- Dans le budget primitif 2008, contre lequel les élus de Puteaux Ensemble ont voté, le maire prévoit d'utiliser à nouveau 50 millions d'euros sur les 163,9 millions de réserves financières restants.
Le premier reproche que l'on peut adresser à Joëlle Ceccaldi est d'avoir dissimulé cette réalité durant sa campagne et de continuer à le faire au lendemain des élections, en accélérant même le rythme pour financer son programme.
Présenter les comptes 2007 avec un excédent de 9 millions d'euros alors que 21 millions d'euros ont été désinvestis n'est pas honnête politiquement.
Afficher un projet de budget 2008 qui, pour être équilbré, nécessite de désinvestir à nouveau 50 millions d'euros sans l'avouer aux Putéoliens montre le coût exhorbitant du programme de la majorité.
Le second reproche est l'absence totale de maîtrise des dépenses publiques, comme l'atteste le niveau exhorbitant du budget de fonctionnement ( 155 ME soit 3 469 euros / habitant, soit 3 fois plus que la moyenne nationale des communes de taille équivalente ).
La tromperie est d'autant plus importante que Joëlle Ceccaldi ne pourra maintenir le même niveau de prestations aux putéoliens sauf à augmenter considérablement le niveau des impôts locaux. C'est d'autant plus inquiètant que ces sommes avaient été sagement placées par le maire précédent en prévision des difficultés à venir : prise en charge des coûts de fonctionnement de la Défense , réforme annoncée de la taxe professionnelle et création du Grand Paris.
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